La boutique d'écriture Montpellier
Ateliers et stagesFormation et RessourcesAuteursRésidencesRencontresInternational et francophonieNouveautés
 

Textes

Partir bien à l’avance pour être sûre d’arriver à l’heure. Petits pas pressés pour descendre jusqu’à l’arrêt. Elle est partie en avance mais il lui faut maintenant attendre. Elle pose sa sacoche noire et s’assoit sur le banc de plastique bleu. Les voitures passent. En interpeller une ? elle serait plus vite en bas. Non, savourer l’attente et repousser l’angoisse. Un homme arrivé, suivi par l’odeur de sa cigarette. Enfin, elle monte et vu s’asseoir prés de la sortie. Elle attend de nouveau. Le moment de descendre. Elle attend de nouveau. Le moment de descendre. Elle traverse une partie de la ville, presque seule. Un collègue fait le pied de grue devant le portail, il a oublié ses clefs. Ça tombe bien, elle est en avance.

Un homme arrive, qui marche lentement, la cigarette au bout des doigts, traîne sa fumée. La jeune femme monte.

Un homme arrive, qui traverse la rue vers elle d’un pas endormi, la cigarette déjà au bout des doigts, l’odeur de tabac se traîne à sa poursuite. Il laisse la jeune femme monter. Seulement là, elle aperçoit son visage.

De l’autre côté de la rue, des gens passent d’un pas pressé traversant au passage. Lui s’arrête tout prés d’elle, il ne l’a salue pas, ne daignant lui offrir que la fumée de sa cigarette. L’autobus arrive, elle se lève et il la laisser monter. C’est là qu’elle aperçoit son visage.

Les gens avancent sur le trottoir d’en face tous dans la même direction tels des automates. L’un d’eux traverse et vient vers elle. Elle ne la regarde pas, il ne la salue pas. Seule l’odeur de sa cigarette vient l’effleurer. Il la laisse monter, elle peut voir son visage.

Sur le trottoir d’en face, tous avancent dans la même direction tels des automates. L’un d’eux traverse et vient vers elle. Elle l’ignore, il ne la salue pas. Seule l’odeur de sa cigarette vient l’effleurer. Il la laisse monter devant, elle le remercie d’un hochement de tête et croisé son regard.

Sur le trottoir d’en face tous avancent dans la même direction, comme attirés. L’un d’eux traverse, il vient vers elle. Elle l’ignore simplement et lui ne la salue pas. Seule l’odeur de sa cigarette vient l’effleurer. Elle monte et croise son regard.

Tous avancent dans la même direction. Flux. Lui vient vers elle. Reflux odeur de cigarette au bout des doigts. On s’ignore.
Elle finit par monter ; elle le regarde.

Anne

Atelier d’écriture - lundi 8 janvier 2007
J.P. Michallet


Plan du site