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Le Parti-Pris du Monde · 2011

Lectures / conférences / projection > Les 17, 21, 22, 23 et 30 Mars


Rencontres

17 MARS - 18h 30 - SALLE PÉTRARQUE

« La pensée noire et l’Occident, de la bibliothèque coloniale à Barack Obama »

> Rencontre / débat avec Anthony Mangeon, enseignant / chercheur à l’UPV, animée par Vincent Taissère (Librairie Sauramps)

« En écrivant La Pensée noire et l’Occident, Anthony Mangeon en indisposera certains, et il le sait. Là où l’on ne saurait parler de "pensée blanche", comment affirmer l’existence d’une "pensée noire" ? En ne la définissant pas comme le produit d’une origine raciale ou géographique, mais comme l’ensemble des philosophies trempées dans l’héritage assumé de la traite, de la colonisation et de la ségrégation, précise immédiatement l’auteur, maître de conférences en littératures africaines et afro-américaines à l’université de Montpellier. Son propos : esquisser une anthologie qui soit aussi une histoire réciproque, où le regard occidental sur l’Afrique croise un récit noir de l’Occident. Anthony Mangeon tient le pari. Sur la route qui va de la Constitution d’Haïti à la négritude d’Aimé Césaire, de l’afrocentrisme d’un Cheikh Anta Diop à la philosophie pratique d’Alain Locke, s’affirme avant tout l’amplitude d’un "penser la condition noire" qui nourrit la philosophie occidentale et désigne ses points aveugles. Loin des postures figées et des replis identitaires. »

21 MARS - 18h30 - SALLE PÉTRARQUE

« Un alligator nommé Rosa », Marie-Célie Agnant

> Lecture de l’auteur, débat animé par A. Mangeon

Un coin perdu du sud de la France, entre la mer et la montagne. Antoine, nouveau garde-malade, vient au chevet de Rosa, vieille femme fatiguée, usée par la vie. Implacablement, l’auteur, Marie-Célie Agnant provoque des rencontres entre un bourreau et sa victime, entre une femme et un homme, un tête-à-tête d’où personne ne sortira indemne. Des années après la mort du dictateur, les blessures sont toujours aussi vives. Pour les panser, certains ont choisi l’exil, d’autres, l’oubli. Chaque fois, il faut partir, partir pour un ailleurs qui est souvent soi. Mais la mémoire veille, brûlante. Alors, il faut parler, dire la douleur, retrouver les mots. C’est ce que fera Antoine, espérant enfin trouver la paix au terme d’une longue errance.

22 MARS - UNIVERSITÉ PAUL VALÉRY

Rencontres avec Marie-Célie Agnant :

8h15 > 10h : cours magistral de Maxime del Fiol - amphi D

> à partir du "Livre d’Emma"

Emma, déclarée folle, incomprise de tous, se réfugie dans son passé, sa langue. Seule Flore, son interprète, pourra délier l’écheveau de souvenirs qui noue la gorge d’Emma. Ensemble elles démêlent le fil de la mémoire, de ces vies qui s’enchaînent fatalement depuis que Kilima , l’aïeule bantoue, a été arrachée à sa terre natale.

« Un jour, je te parlerai en détail des négriers. Un autre jour. Là tu comprendras, tu comprendras tout. C’est dans leurs cales que tout s’est écrit, dans les plis de la mer, dans le vent gorgé de sel et dans cette odeur de sang. »

10h30 > 12h15 : D. U. A. E : cours de Marie Bourgea - salle C307

> à partir de "Un alligator nommé Rosa"

Marie Bourgea interrogera l’auteur sur l’ensemble de son oeuvre, et face aux animateurs d’atelier d’écriture du DU, sur ses processus de création et la part qu’y jouent les lieux, l’histoire et la mémoire.

23 MARS - 18h30 - CORUM, SALON DU BELVEDERE

« Les cauchemars du Gecko », Raharimanana

> Lecture de l’auteur, débat animé par A. Mangeon

"La question de la mémoire n’est pas de retenir mais de souffrir de l’irréparable.

L’irréparable fait mémoire. L’irréparable est dans l’œil du gecko. Sans paupières. Il lampe l’eau que nul ne voit s’égoutter. J’ai peur qu’en m’endormant, il marche sur ma joue pour trinquer à mes cauchemars –mes paupières en sont trop imbibées. Ce qui nous lie n’est pas la mémoire mais bien l’oubli noir que personne n’ose enjamber de peur de rencontrer l’innommable, est-ce histoire que d’oublier ce qui n’est pas à retenir, la honte et le scandale de soi, l’inhumanité. Ce n’est pas la réalité qui nous isole du monde, mais la fiction sur nous plaquée, l’impossibilité de contredire malgré nos cris et dénégations. Savoir précisément que hors du verbe n’est que chaos, massacre et perdition. C’est cela la différence."

Contribution à la lecture par Anthony Mangeon

30 MARS - 19h30 - LA BOUTIQUE D’ÉCRITURE & CO (Figuerolles)

« Néo-libéralisme ou néo-colonialisme ? »

> Projection et débat à partir de « L’encerclement », film documentaire de Richard Brouillette (extraits)

Intervention de Benoît Prévost, enseignant / chercheur à l’UPV

à travers les réflexions et les analyses de plusieurs intellectuels, le documentaire de Richard Brouillette, L’encerclement : la démocratie dans les rets du néolibéralisme, dresse un portrait de l’idéologie néolibérale et examine les différents mécanismes mis à l’œuvre qui ont abouti à l’émergence d’une pensée unique.

Benoît Prévost, maître de conférence en Sciences économiques à l’Université Paul Valéry, nous guidera dans les méandres de la bourse et des grandes organisations internationales. Ensemble, il s’agira de mieux comprendre les mécanismes qui ont déclenché la crise de 2008. Cette crise économique et financière ne semble pourtant pas avoir affaibli la domination des schémas de pensée qui orientent les politiques économiques depuis trente ans.

Cette deuxième séance sera consacrée à la dimension internationale : force des marchés financiers, de l’OMC, du FMI, logique des plans d’ajustement structurel, "humanisme militaire" et devoir d’ingérence. La réalité est-elle moins simple que les discours consensuels appelant au développement et au contrôle ?


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