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Bugul Ken


Dès son premier roman Le Baobab fou, Ken Bugul brouille les pistes et suscite le scandale. L’auteur y décrit le malaise d’une jeune femme prise dans le carcan d’une Afrique traditionnelle et féodale.
Cendres et braises (L’Harmattan, 1994) est une suite du Baobab fou et confirme une démarche résolument autobiographique. La narration à la première personne et le changement de nom du personnage principal, rebaptisé Marie Ndiaga Mbaye, en sont les signes flagrants. L’héroïne retrouve ses origines et une forme de paix qui trouve son épanouissement dans un troisième volet, Riwan et le chemin de sable (Présence Africaine, 1999). Roman de la réconciliation, l’ouvrage fait l’éloge de la société traditionnelle et de la polygamie.
Fi de la tentation occidentale et des accents féministes initiaux ! Le récit cultive l’oralité, s’enracine dans la culture africaine, entrecroise les existences de plusieurs femmes et non plus d’une seule. Car Ken Bugul s’intéresse désormais moins à l’individu qu’à la communauté.
Elle explore dans le roman De l’autre côté du regard les liens qui unissent une jeune femme à sa mère et livre un roman écrit comme un long poème, à la forme audacieuse.
Paru aux éditions Hoebeke, son dernier roman Rue Félix Faure célèbre la « rue de la vie, des bars clandestins, des tripots » : c’est une enquête policière écrite comme un poème, et une quête philosophique menée « au son du violon, du blues, et des rires des filles au teint couleur caramel ». Ken Bugul prend position sur la condition des femmes, sur l’Islam, sur les rapports Nord-Sud : sa grande liberté de ton (entre colère et humour) l’impose comme l’une des très grandes voix de la littérature africaine.

Thèmes possibles. La femme africaine. Traditions et condition féminine. Fille/mère, amour, haine ? Ken Bugul ou l’art du contre-pied. Lettres et cultures, de la liberté de l’auteur et de la convention sociale. L’islam et la femme en terres africaines.

Bibliographie : Née en 1947 au Sénégal, dans le Ndoucoumane, d’un père marabout âgé de 85 ans, et d’une mère qui devra se séparer d’elle alors qu’elle n’a que 5 ans, Mariètou Mbaye Biléoma a choisi le pseudonyme de Ken Bugul pour signer ses ouvrages : « personne n’en veut », en wolof.
Alors qu’elle étudiait à l’Université de Dakar, elle obtient une bourse d’études qui lui permet de se rendre en Belgique. Fonctionnaire internationale, elle a vécu successivement à Nairobi (Kenya), Brazzaville (Congo), Lomé (Togo) ; depuis 1994, elle se consacre principalement à son activité d’écrivain, et anume des Ateliers d’Ecriture en milieu défavorisé.

Rue Félix-Faure, Hoëbeke, 2005
De l’autre côté du regard, Serpent à Plumes, 2004 et 2003
Riwan ou Le chemin de sable, Présence africaine, 2001
La folie et la mort, Présence africaine, 2000
Cendres et braises, L’Harmattan, 1994


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